Éducation : ” L’absence d’un programme de développement social et communautaire en RDC est à la base des violences en milieu scolaire” ( Expert)

0
492e49b0-e7ef-4625-bdb3-9ee4b48a7c43

Le comportement qu’affichent de nos jours les enfants en milieu scolaire laisse à désirer. Les cas les plus récents sont ceux du lycée Madame le Sévigné où un élève de l’école primaire a poignardé deux de ses condisciples causant ainsi la mort de l’un d’eux. Un drame qui a suscité une vague des réactions dans l’opinion publique.

sur internet poussant les autorités et services habiletés à prendre des mesures contre les responsables de ce malheureux incident.

Quelques temps après, dans une video devenue virale sur les réseaux sociaux, l’on a vu un Directeur d’études qui décidé de l’exclusion définitive d’un élève sur qui pese des lourdes accusations d’empoisonnement de son condisciple.

À la vue de toute cette vague de violences, le sociologue Alain Mabaye pointe du doigt l’absence d’un programme de développement social et communautaire.

« L’absence d’un programme de développement social et communautaire pour la RDC est à la base de ce genre de comportement, car ce programme contient l’ axe éducation qui consiste à assister les élèves qui ont des problèmes et permet à ce que les enfants soient assistés.» a-t-il expliqué.

Et d’ajouter, :« l’éducation diffuse influence d’une certaine manière le comportement des enfants. Ce que les enfants voient à la télé surtout dans des films horribles , ils viennent le pratiquer à l’école. Les parents doivent faire attention à ce que les enfants suivent à la télé et doivent comme l’école, travailler avec les assistants sociaux ».

Ce spécialiste en développement communautaire propose ainsi un suivi adapté du cursus scolaire et de l’éducation des enfants.

« l’État doit veiller à ce que chaque école travaille avec la corporation des assistants sociaux pour veiller au comportement des enfants. Aussi les parents doivent avoir du temps pour parler avec les enfants pour les faire comprendre le bien et les conséquences du mal càd, commencer déjà un suivi à partir de la maison avant de laisser la responsabilité à l’école », a martelé ce sociologue.

A ce stade, poursuit-il, l’urgence est celle de stopper net la montée de ces actes de barbarie dans le chef des élèves, ce, avec une prise de conscience de responsabilités partagées entre tous les acteurs engagés sur la question de l’éducation nationale à savoir les parents , l’école et l’État.

Sarah Ngeleza

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *