Inondations à Kinshasa : des recommandations fortes pour prévenir de nouvelles catastrophes
Dans son rapport présenté à l’Assemblée provinciale de Kinshasa, la commission d’enquête parlementaire sur les récentes inondations a formulé plusieurs recommandations à l’attention des autorités compétentes. Ces propositions visent à limiter les risques de catastrophes similaires à l’avenir et à renforcer la résilience de la ville.
Parmi les mesures préconisées figurent :
- La démolition systématique de toutes les constructions anarchiques situées sur les sites inondés ou à haut risque ;
- La publication annuelle d’un rapport recensant les constructions anarchiques dans chaque commune ;
- Le lancement régulier, au moins quatre fois par an, des travaux de curage, drainage et dragage de la rivière Nd’jili et du fleuve Congo ;
- L’élaboration, par les communes, de plans locaux d’aménagement avec l’appui du pouvoir central et des partenaires au développement ;
- La mise en place d’un centre de gestion des urgences doté d’un numéro vert et d’un personnel formé pour intervenir en cas de noyade ou de risque d’inondation ;
- L’acquisition de draglines pour faciliter les travaux de dragage ;
- La promotion de la plantation d’arbres sur les sites stratégiques exposés à l’érosion ;
- Une campagne régulière de sensibilisation au respect des normes d’assainissement et de protection de l’environnement (spots, affichage, SMS d’alerte, etc.) ;
- La relocalisation des habitants des quartiers Ndanu, Vallée et Nd’jili 8 afin de restaurer les anciens sites agricoles.
La commission pointe du doigt les causes profondes des inondations : urbanisation désordonnée, occupation de zones marécageuses, absence de curage des caniveaux et prolifération des constructions illicites qui obstruent les lits majeurs et mineurs des cours d’eau.
Sarah Ngeleza
