RDC : Plus de 318 morts dans une attaque des miliciens à Moba
Au moins 318 personnes ont trouvé la mort lors d’une attaque meurtrière perpétrée par des miliciens dans le territoire de Moba, situé dans la province du Tanganyika, à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). L’information a été confirmée dimanche 15 juin par le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, cité par l’Agence de presse Chine Nouvelle.
« Nous faisons face à une tragédie humaine d’une ampleur inacceptable. Trois cent dix-huit de nos compatriotes ont été tués à Moba par des groupes armés. C’est un crime odieux qui ne peut rester impuni », a déclaré M. Kamerhe, appelant à une réaction rapide du gouvernement congolais et de la communauté internationale.
Les circonstances exactes de cette attaque restent encore floues, mais plusieurs sources locales évoquent une recrudescence des violences intercommunautaires alimentées par des milices actives dans la région.
Le territoire de Moba est depuis plusieurs années en proie à l’insécurité, conséquence des conflits liés à la terre, à l’ethnicité et à la lutte pour le contrôle des ressources naturelles.
Les autorités locales confirment la présence de plusieurs charniers et évoquent un « massacre méthodique ». Des missions humanitaires tentent actuellement de se déployer dans la zone malgré les difficultés d’accès dues à l’insécurité persistante.
Vital Kamerhe a par ailleurs exhorté les Forces armées de la RDC (FARDC) à intensifier leurs opérations dans la région afin de traquer les auteurs de ces exactions. Il a également appelé à un renforcement de la MONUSCO, la mission onusienne en RDC, dont le rôle dans la stabilisation des zones à haut risque est régulièrement remis en question.
Les ONG locales et internationales, dont Human Rights Watch et Médecins Sans Frontières, ont exprimé leur indignation face à cette attaque et réclament une enquête indépendante afin d’identifier les auteurs et les éventuelles complicités.
David Mugisa
