RDC – Affaire Mutamba : la Première ministre invitée à comparaître lors de la prochaine audience

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L’affaire judiciaire impliquant l’ex ministre de la justice, Constant Mutamba franchit une étape déterminante. La Cour de cassation a fixé la prochaine audience au lundi 4 août, une session qui s’annonce décisive, notamment par la convocation de la Première ministre Judith Suminwa, citée comme témoin par la défense.

Depuis son ouverture, le procès de Constant Mutamba, balance entre enjeux judiciaires et ramifications politiques. Inculpé pour des faits liés au présumé détournement des deniers publics, Mutamba rejette toutes les accusations, dénonçant un “acharnement politique”.

L’audience de ce mercredi 30 juillet a été marquée par la tentative de la défense de faire suspendre la procédure dans l’attente d’une décision de la Cour constitutionnelle, saisie par ses avocats. Une requête rejetée, jugée “sans objet” par la Cour de cassation, qui semble déterminée à poursuivre l’instruction sans délai.

Le ministère public entend démontrer le bien-fondé de ses accusations en convoquant plusieurs témoins au cœur de l’appareil étatique et des circuits de gestion publique :
• Le Directeur général a.i. de la Cellule de gestion des marchés publics
• Le Secrétaire général et la Directrice du service pénitentiaire du ministère de la Justice
• Des hauts responsables du ministère des Infrastructures
• Les dirigeants de sociétés privées Frivao et Zion, également cités dans le dossier

Ces témoignages devraient faire la lumière sur des circuits contractuels et financiers au cœur des soupçons.

Les avocats de Mutamba ont également déposé une liste de témoins qu’ils estiment cruciaux à la manifestation de la vérité. Parmi eux figurent plusieurs personnalités de haut rang :
• Judith Suminwa, actuelle Première ministre
• Rose Mutombo, ex-ministre de la Justice
• Jules Alingete, ex Inspecteur général des finances (IGF)
• Le ministre des Sports, des responsables de la CENAREF, du Guichet Unique et de l’Université de Kinshasa

Cette stratégie vise à inscrire le procès dans un cadre plus large, où les responsabilités seraient partagées ou recontextualisées, et où la figure de Mutamba apparaîtrait comme un bouc émissaire.

Rédaction