Coopération : Six accords bilatéraux signés entre la RDC et le Qatar
Arrivé à Kinshasa ce vendredi 21 novembre en fin de matinée pour sa toute première visite officielle en République démocratique du Congo (RDC), Sheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, Émir du Qatar, a été accueilli par le Président Félix Tshisekedi. Les deux dirigeants se sont ensuite rendus à la Cité de l’Union Africaine pour un entretien en tête-à-tête centré sur les priorités communes et les opportunités de coopération.
Au cœur de leurs échanges, le Président Tshisekedi a exprimé sa gratitude à l’Émir pour l’implication du Qatar dans les efforts de médiation en vue de résoudre le conflit dans l’Est de la RDC, notamment à travers le Processus de Doha. Il a également salué la signature, le 15 novembre 2025, de l’Accord-cadre entre le Gouvernement congolais et la coalition AFC/M23, une avancée majeure vers la paix.
Cette visite a surtout été marquée par la conclusion de six accords bilatéraux, témoignant d’un partenariat renforcé et multisectoriel entre Kinshasa et Doha. Les ministres sectoriels des deux pays ont apposé leurs signatures en présence des deux Chefs d’État.
Parmi ces accords figure un protocole d’entente dans le domaine portuaire, engageant Qatar Ports Management Company “Mwani Qatar” et l’Office National des Transports (ONATRA SA), visant à moderniser et dynamiser les infrastructures maritimes congolaises. Un protocole de coopération juridique a également été conclu, renforçant l’échange d’expertise entre les ministères de la Justice.
Les deux pays ont par ailleurs signé un accord d’exemption de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et spéciaux, facilitant ainsi les échanges institutionnels. Un mémorandum d’entente humanitaire, centré sur le soutien du Qatar aux actions d’urgence multisectorielles au Sud-Kivu, vient compléter cet ensemble.
La coopération en matière de jeunesse et de sport a aussi été renforcée grâce à un nouveau protocole d’entente. Enfin, un accord établissant un cadre de consultations politiques régulières entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays ouvre la voie à un dialogue diplomatique plus structuré.
Rédaction
