Journée mondiale du Braille : un système d’autonomie encore méconnu en RDC

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Célébrée le 4 janvier de chaque année, la Journée mondiale du Braille met en lumière un système universel d’écriture et de lecture tactile qui permet aux personnes aveugles et malvoyantes de gagner en autonomie, notamment dans les domaines de l’éducation et de l’information.

Cependant, en République démocratique du Congo (RDC), le braille demeure encore largement méconnu par de nombreuses personnes vivant avec une déficience visuelle.

C’est le cas de Jésus Longande, un commerçant aveugle qui vend de petits articles. Il affirme ignorer l’existence même de l’alphabet braille et ne pas maîtriser les techniques de reconnaissance des billets de banque.

« Je ne connais pas le braille, et c’est difficile pour moi, dans mon commerce, de reconnaître les billets de banque », confie-t-il.

Comment fait-il alors pour compter son argent ? Jésus Longande explique avoir développé une méthode personnelle pour s’en sortir :
« J’ai pris l’habitude de demander à mes clients la somme d’argent qu’ils me remettent. Ensuite, je classe chaque billet dans différentes poches », explique-t-il, avant d’ajouter :
« Cette méthode me permet de rendre la monnaie, même pour de grosses coupures. »

Face à cette réalité, un appel est lancé aux autorités compétentes afin que l’apprentissage du braille soit rendu accessible à tous les aveugles et malvoyants du pays, dans le but de renforcer leur autonomie et de favoriser leur inclusion sociale et éducative.

Il convient de rappeler que le braille est un système d’écriture et de lecture tactile universel, créé au XIXᵉ siècle par Louis Braille. Il repose sur l’utilisation de points en relief disposés en cellules de six points, permettant de représenter des lettres, des chiffres et des symboles, et offrant ainsi une lecture rapide au toucher des doigts.

Sarah Ngeleza