Arrestation d’Aubin Minaku : Fayulu fustige une dérive autoritaire et alerte sur le piétinement de la Constitution
L’opposant Martin Fayulu est monté au créneau après l’arrestation d’Aubin Minaku, vice-président du PPRD et ancien président de l’Assemblée nationale. Interpellé dans la nuit du samedi au dimanche 18 janvier, Minaku reste détenu au secret, sans qu’aucune communication officielle n’ait été faite sur les motifs de son arrestation. Pour le leader de l’ECiDé, cet acte illustre une nouvelle fois la volonté du pouvoir de s’en prendre aux voix critiques et à l’opposition politique.
Dans une réaction publiée ce mercredi sur les réseaux sociaux, Martin Fayulu rappelle que la Constitution congolaise encadre strictement toute arrestation. Il cite les articles 17 et 18, qui garantissent la liberté individuelle, interdisent les arrestations arbitraires et exigent que toute personne arrêtée soit immédiatement informée des raisons de son interpellation, de ses droits, et puisse contacter sa famille ou son avocat dans les plus brefs délais.
L’opposant souligne également que la garde à vue ne peut excéder 48 heures, au terme desquelles la personne arrêtée doit être libérée ou présentée à une autorité judiciaire compétente.
Selon lui, ces dispositions sont régulièrement bafouées en RDC. Assimilant l’arrestation d’Aubin Minaku à un « enlèvement politique », Martin Fayulu appelle au respect strict de la Constitution, estimant que la protection des libertés fondamentales demeure indispensable à l’État de droit et à la stabilité du pays.
Mpolo Okito
