Arrestations de Minaku et Shadary : l’ECIDé de Fayulu dénonce une « dérive autoritaire »
L’Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECIDé) de Martin Fayulu a vivement réagi aux arrestations d’Aubin Minaku et d’Emmanuel Shadary, deux proches de l’ancien président Joseph Kabila. Les deux hommes ont été interpellés de nuit à Kinshasa par les services de sécurité.
Dans une déclaration publiée ce jeudi, dont une copie a été consultée par notre rédaction, le secrétaire général de l’ECIDé, Devos Kitoko, a qualifié ces arrestations de « grave entorse à l’État de droit », dénonçant des méthodes qu’il juge contraires à la Constitution.
Sans se prononcer sur le fond des accusations, qu’il affirme ne pas connaître, Devos Kitoko met en cause le non-respect des procédures légales. « La Constitution est claire : toute personne arrêtée doit être présentée devant un juge », a-t-il rappelé. Il a également dénoncé la pratique des arrestations nocturnes suivies de détentions au secret, parfois pendant plusieurs semaines, sans contact avec les familles ni accès à la justice. Pour l’ECIDé, ces méthodes rappellent « une période révolue » au cours de laquelle « le peuple congolais a payé un lourd tribut ».
Le parti de Martin Fayulu voit dans ces interpellations les signes d’une dérive autoritaire préoccupante. « Nous sommes pratiquement dans une dictature très féroce où certains se placent au-dessus de la loi », a affirmé Devos Kitoko, tout en rappelant que la Constitution garantit les libertés individuelles et collectives à tous les citoyens.
Jusqu’à présent, aucune autorité judiciaire n’a officiellement communiqué sur les charges retenues contre Aubin Minaku et Emmanuel Shadary, ni sur leur lieu de détention.
Mpolo Okito
