RDC : Ghislain Mwanji préconise un dialogue républicain et constitutionnel

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L’évocation d’un dialogue national inclusif par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, continue de susciter des réactions dans la classe politique congolaise. Pour Ghislain Mwanji, président national du courant politique AVANCE, cette initiative ne saurait être interprétée comme un aveu de faiblesse, encore moins comme une capitulation face aux pressions internes ou externes.

Intervenant sur les antennes de Télé 50, Ghislain Mwanji a tenu à lever toute équivoque. Selon lui, la démarche du Chef de l’État relève avant tout d’une prérogative républicaine pleinement assumée.

« Nous sommes dans une tradition de gouvernance fondée sur un dialogue souverain, maîtrisé et conforme à la Constitution. Loin d’être une faiblesse, cette initiative traduit l’autorité de l’État et sa capacité à anticiper les dynamiques politiques internes, plutôt qu’à les subir », a-t-il déclaré.

Pour le leader d’AVANCE, le dialogue national envisagé s’inscrit dans une logique de consolidation institutionnelle. Il vise notamment à contenir la multiplication d’initiatives dites « pacificatrices » qui, selon lui, dissimulent souvent des agendas étrangers incompatibles avec la souveraineté de la République démocratique du Congo. « Sous couvert de médiation internationale, certaines démarches cherchent à imposer des solutions extérieures aux Congolais », a-t-il dénoncé.

Dans un contexte diplomatique qu’il juge désormais favorable à la RDC, Ghislain Mwanji estime que les manœuvres hostiles tendent à s’essouffler. Pour lui, la République est engagée sur une trajectoire irréversible de victoire politique et institutionnelle, fondée sur le respect de l’ordre constitutionnel et la légitimité des institutions issues des urnes.

Le responsable politique insiste par ailleurs sur un principe fondamental : tout dialogue éventuel doit rester strictement du ressort de la souveraineté nationale. « Aucune entité étrangère, aucun médiateur autoproclamé ne peut imposer un agenda ou remettre en cause l’ordre constitutionnel voulu par le peuple congolais. Externaliser le débat politique serait une faute grave, assimilable à une entreprise de déstabilisation », a-t-il martelé.

Pour Ghislain Mwanji, la paix ne saurait être déléguée. Elle doit être construite par l’État, avec le peuple et pour le peuple, dans le strict respect de la Constitution. Une position qui s’inscrit dans une vision résolument souverainiste du processus politique congolais et qui entend recentrer le débat national autour des institutions républicaines.

Mpolo Okito