À Genève, la RDC dénonce plus de 17 000 cas de violations graves dans l’Est du pays

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La ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba, a dressé mardi un tableau alarmant de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’est du pays. Elle s’exprimait devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, au Palais des Nations, à Genève.

La cheffe de la diplomatie congolaise a évoqué des chiffres « accablants », issus d’un rapport gouvernemental consolidé avec des organisations de la société civile. Selon ce document, plus de 17 000 atteintes graves auraient été recensées, dont plus de 15 000 pertes en vies humaines. Le rapport fait également état de centaines d’enlèvements et d’un viol commis au moins toutes les quatre minutes, dans un contexte de crise affectant près de huit millions de personnes dans les provinces orientales.

Thérèse Kayikwamba a par ailleurs indiqué que le gouvernement avait pris des mesures pour préserver l’ordre juridique. Elle a rappelé qu’en novembre 2025, une ordonnance présidentielle avait déclaré nuls les actes posés par les forces d’occupation, réaffirmant ainsi la souveraineté de l’État congolais.

Mpolo Okito