Kikwit : le capitaine Antony Mualushayi reprend ses fonctions dans un climat sensible
Après deux mois passés à Kinshasa pour consultation, le capitaine Antony Mualushayi a regagné la ville de Kikwit le 25 février 2026. Directeur de communication de la 11ᵉ région militaire et porte-parole des opérations Ngemba, l’officier avait été rappelé dans la capitale à la suite d’un point de presse tenu en décembre 2025.
Au cours de cette intervention, il avait publiquement mis en cause certains proches du président Félix Tshisekedi, les accusant de soutenir la milice Mobondo. Ces déclarations avaient provoqué de vives réactions dans les milieux politiques, sécuritaires et médiatiques.
Durant son séjour à Kinshasa, plusieurs faits ont retenu l’attention de l’opinion : arrestations de figures politiques influentes, ralliement à la rébellion du M23 de certaines personnalités, dont Claude Ibalanky, ancien haut représentant du chef de l’État. Parallèlement, une accélération des redditions de miliciens Mobondo a été observée dans certaines zones affectées par l’insécurité.
Ces développements ont alimenté des interrogations au sein de l’opinion publique sur un éventuel lien avec les révélations faites par l’officier auprès des autorités compétentes. Aucune communication officielle n’a toutefois établi de corrélation formelle entre ces événements et les déclarations du capitaine.
De retour à Kikwit, Antony Mualushayi a repris normalement ses fonctions au sein de la 11ᵉ région militaire. Sa mission s’annonce néanmoins délicate, dans un contexte interne marqué par des tensions persistantes et des rivalités générationnelles au sein des forces armées congolaises.
Dans ses précédentes déclarations, l’officier avait affirmé détenir des preuves de collaborations présumées entre certains membres de l’Union sacrée et la milice Mobondo des accusations qui continuent de susciter débats et attentes quant à d’éventuelles suites judiciaires ou disciplinaires.
Mpolo Okito
