RDC : le RCET-CPS dévoile dix raisons en faveur du changement de la Constitution
Kinshasa, 19 mars 2026 – Le Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS) a présenté, ce jeudi à Gombe, une série d’arguments plaidant pour une révision de la Constitution actuelle de la République démocratique du Congo.
Lors d’un point de presse tenu à son siège, le coordonnateur national du RCET-CPS, Jean-Pierre Lisanga Bonganga, également président du parti Convention Chrétienne pour la Démocratie, a exposé les motivations de cette démarche. Celle-ci s’inscrit, selon lui, dans la continuité du « testament politique » laissé par le défunt opposant Étienne Tshisekedi wa Mulumba.
Ce dernier avait, de son vivant, préconisé l’adoption d’une nouvelle Constitution inspirée de celle issue de la Conférence nationale souveraine, tout en tenant compte du contexte actuel.
Dix arguments avancés
Le RCET-CPS énumère plusieurs raisons justifiant, à ses yeux, la nécessité d’un changement constitutionnel :
1. Le respect de la volonté politique héritée d’Étienne Tshisekedi.
2. Le droit du président de la République, élu au suffrage universel, de gouverner selon sa vision.
3. Le caractère consensuel de l’actuelle Constitution, issue d’un compromis entre anciens belligérants.
4. Le verrouillage de l’article 220, perçu comme un mécanisme de partage du pouvoir entre acteurs politiques.
5. Certaines dispositions, notamment l’article 217, qui pourraient compromettre l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale.
6. L’absence de mention explicite de la superficie du territoire national en kilomètres carrés.
7. Des allégations selon lesquelles la Constitution aurait été soumise à l’influence de régimes étrangers, notamment rwandais et ougandais.
8. Le manque de consensus interne lors de son adoption, marqué par le boycott de certains partis politiques, dont l’UDPS.
9. La révision constitutionnelle du 20 janvier 2011, jugée controversée.
10. L’absence de sanctions explicites en cas de violation de la Constitution.
Pour Jean-Pierre Lisanga Bonganga, cette liste n’est pas exhaustive. Il estime qu’au-delà de ces points, l’adoption d’une nouvelle Constitution représenterait une opportunité pour la RDC et son peuple.
« Nous avons mis en place, dès ce jour, une commission chargée d’engager les démarches nécessaires auprès du Parlement », a-t-il annoncé.
Selon lui, cette initiative pourrait contribuer à mettre fin aux cycles de conflits et à renforcer la paix, tout en favorisant un développement durable du pays.
Jackie Ngolela
