Affaire « soudanisation » : Lisanga Bonganga affirme que « le Congo est un et indivisible »
L’ancien ministre d’État Jean-Pierre Lisanga Bonganga, également coordonnateur national du Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS), s’est exprimé ce jeudi 26 mars lors de son rendez-vous hebdomadaire avec la presse kinoise.
Au cours de cette rencontre, il a tenu à rassurer l’opinion publique en déclarant que « tant que Félix Antoine Tshisekedi est au pouvoir, la République démocratique du Congo ne sera ni balkanisée ni “soudanisée” ».
Dans la foulée, il a réaffirmé l’attachement à l’unité nationale en rappelant que « comme l’avaient déjà proclamé avant nous Joseph Kasa-Vubu, Mobutu Sese Seko, Laurent-Désiré Kabila, Patrice Lumumba et Antoine Gizenga, ainsi que tout le peuple congolais derrière le président Félix Tshisekedi, le Congo est un, restera un et indivisible ».
Par ailleurs, le RCET-CPS a vivement critiqué les récentes sorties médiatiques de l’ancien président Joseph Kabila, les qualifiant de « ratées » et porteuses d’un message jugé dangereux. Selon le mouvement, ses propos évoquant une possible « soudanisation » de la RDC suscitent de vives inquiétudes.
Pour Jean-Pierre Lisanga Bonganga, le choix du lieu et de la date de cette intervention serait « symboliquement lourd », estimant qu’il pourrait entacher davantage la notoriété de l’ancien chef de l’État. Il souligne notamment que la comparaison entre la RDC et le Soudan, pays marqué par une scission, pourrait être interprétée comme une allusion à un risque de fragmentation du pays.
Le mouvement attire également l’attention sur la date du 23 mars, choisie pour cette sortie médiatique, qui coïncide avec l’appellation du groupe armé Mouvement du 23 mars (M23), actif dans l’est de la RDC. Le RCET-CPS estime qu’il ne s’agit pas d’une coïncidence et y voit un lien symbolique avec les tensions sécuritaires persistantes dans cette région, où ce groupe est régulièrement accusé d’exactions.
Jackie Ngolela
