Crise alimentaire à la prison centrale de Kisangani : près de 1 400 détenus menacés de pénurie imminente
La prison centrale de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, fait face à une grave crise alimentaire, mettant en péril la survie de près de 1 400 détenus. Lors d’une visite effectuée mercredi par le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, le directeur de l’établissement, Junior Okondji, a dressé un tableau alarmant de la situation.
Selon le responsable pénitentiaire, les réserves actuelles se limitent à quelques sacs de haricots, de farine de maïs, ainsi qu’à un stock très réduit de bois de chauffage.
« Nous faisons face à une situation catastrophique », a-t-il déclaré, précisant que ces maigres provisions pourraient s’épuiser dans un délai de trois jours, sans garantie de réapprovisionnement.
Junior Okondji dénonce également l’absence prolongée de soutien de l’État. Il affirme que la prison n’a reçu aucune dotation alimentaire depuis quatre trimestres. Face à cette défaillance, les détenus dépendent essentiellement de dons de particuliers pour subsister, une solution jugée insuffisante et précaire.
Face à l’urgence, le directeur appelle à une intervention rapide des autorités, exhortant le ministre de la Justice à relayer la situation auprès de la hiérarchie. Sans réponse immédiate, la prison centrale de Kisangani risque de sombrer dans une crise humanitaire plus profonde, avec des conséquences graves pour les détenus.
Mpolo Okito
