Sud-Kivu : une motion de censure déposée contre le gouverneur Jean-Jacques Purusi

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Des députés provinciaux du Sud-Kivu ont initié une motion de censure visant le gouverneur Jean-Jacques Purusi Sadiki. Le document a été adressé à l’Assemblée provinciale, actuellement en session à Uvira.

Les élus justifient leur démarche par ce qu’ils qualifient de « mauvaise gestion administrative et financière », ainsi que par des « manquements graves » dans la gouvernance de la province.

Selon les signataires, depuis l’investiture du gouvernement provincial en juin 2024, plusieurs recommandations formulées par l’organe délibérant seraient restées sans suite. Ils estiment que cette situation compromet la bonne gouvernance et fragilise les efforts de stabilisation et de développement dans la province.

Parmi les principaux griefs avancés, les députés citent notamment :

  • la promulgation contestée de l’édit budgétaire 2026, qu’ils affirment ne pas avoir été régulièrement adopté ;
  • une communication jugée défaillante, avec des déclarations qualifiées d’inexactes, notamment sur les questions sécuritaires et économiques ;
  • des propos publics considérés comme susceptibles de démobiliser les forces engagées dans la défense du territoire ;
  • des allégations de gestion opaque, notamment dans certaines nominations administratives, évoquant des pratiques assimilées à du favoritisme.

Le document fait également état d’interrogations liées à des déclarations attribuées au gouverneur sur l’exploitation minière et la présence d’opérateurs étrangers dans la province, lesquelles auraient suscité des inquiétudes au sein de la population et des institutions.

Sur le plan administratif et financier, les élus dénoncent en outre des irrégularités présumées dans la gestion des recettes publiques et dans le fonctionnement de certains services provinciaux. Ils évoquent notamment un manque de traçabilité des dépenses ainsi que des décisions jugées contraires aux principes de transparence.

À ce stade, la motion constitue une initiative parlementaire qui devra suivre la procédure prévue par les textes en vigueur au sein de l’Assemblée provinciale. Elle pourrait donner lieu à un débat en plénière, au cours duquel le gouverneur mis en cause aura l’occasion de présenter sa défense.

Moïse Adonis Mbuyi