Archevêque Ejiba Yamapia : « Changer la Constitution, c’est remettre les compteurs à zéro »

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Le débat autour d’une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo refait surface après les déclarations de l’archevêque Ejiba Yamapia. Selon lui, toute modification de la loi fondamentale entraînerait automatiquement une remise à zéro du compteur des mandats présidentiels.

« On ne parlerait plus du troisième mandat, mais du premier mandat de ce nouveau régime », a-t-il affirmé mardi 26 mai. Des propos qui suscitent déjà de nombreuses réactions au sein de la classe politique et de l’opinion publique.

Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par des discussions récurrentes sur l’avenir institutionnel du pays. Les partisans d’une réforme constitutionnelle estiment qu’un changement du texte fondamental pourrait ouvrir une nouvelle phase politique et institutionnelle. À l’inverse, les opposants y voient un risque de tensions politiques et dénoncent une éventuelle stratégie visant à prolonger le maintien au pouvoir du régime actuel.

Au-delà du débat juridique, les déclarations de l’archevêque relancent une question sensible en RDC : celle de l’alternance démocratique et du respect de la limitation des mandats présidentiels.

Dans un contexte africain où les révisions constitutionnelles liées aux mandats présidentiels demeurent particulièrement controversées, toute perspective de modification de la Constitution pourrait rapidement devenir un enjeu politique majeur dans les mois à venir en RDC.

Mpolo Okito