Kasaï : un mort et une dizaine de maisons incendiées dans un conflit communautaire à Mweka

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Une personne a trouvé la mort et une dizaine de maisons ont été incendiées samedi dans la localité de Batshinga, située dans l’aire de santé d’Ingongo, zone de santé de Bulape, à une douzaine de kilomètres de Bulape, dans le territoire de Mweka (Kasaï).

L’information a été rapportée par la coordination Kasaï 2 de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), par la voix de son coordonnateur, Louis Divin Bopa.

Selon cette organisation citoyenne, les violences trouvent leur origine dans un différend lié à la construction du centre de santé d’Ingongo à Batshinga 1. Des ouvriers affectés au chantier réclamaient depuis plusieurs semaines le paiement de leurs prestations.

La NSCC affirme qu’un ingénieur impliqué dans les travaux et un agent identifié sous le nom de Mampuya auraient vendu huit sacs de ciment destinés au chantier à des commerçants venus de Bulape. Interpellés vendredi, les deux hommes auraient été remis en liberté le lendemain.

Informé de l’arrestation de son fils, Mboyi Katompa, présenté comme père biologique de Mampuya et agent de la coordination des écoles de la 31e CPC à Mweka, s’est rendu à Batshinga pour s’enquérir de la situation.

D’après la même source, une vive altercation a alors éclaté dans un contexte de tensions déjà perceptibles entre les communautés de Batshinga et de Bulape. Mboyi Katompa aurait été agressé par des habitants en colère avant de succomber à ses blessures.

Outre cette perte en vie humaine, au moins dix maisons ont été incendiées au cours des violences, rapporte la NSCC.

L’organisation indique également que deux mineurs interpellés dans le cadre de cette affaire et transférés vers les installations de la Police nationale congolaise (PNC) de Bulape auraient été violemment battus dimanche matin lors de leur acheminement jusqu’au quartier Tshikapa.

Selon les informations disponibles, la situation est actuellement sous contrôle des services de sécurité.

Face à cette montée des tensions, la Nouvelle Société Civile Congolaise appelle les autorités locales, notamment l’administrateur du territoire de Mweka, à s’impliquer davantage afin d’éviter une détérioration de la cohabitation entre les communautés concernées, à l’approche de la saison agricole A.

« La crainte aujourd’hui est de savoir si la cohabitation sera encore possible entre ces deux communautés voisines dans les zones de culture », a déclaré Louis Divin Bopa.

Moïse Adonis Mbuyi, à Tshikapa