Assemblée nationale : les députés du Nord-Kivu et de l’Ituri claquent la porte pour dénoncer le « silence » sur l’Est

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Les députés nationaux élus du Nord-Kivu et de l’Ituri ont suspendu, samedi, leur participation aux travaux de l’Assemblée nationale. En cause : le refus du bureau d’inscrire à l’ordre du jour un débat sur la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.

« Nous quittons l’hémicycle pour manifester notre indignation face à l’attitude de certains collègues issus d’autres provinces, qui ne mesurent pas la gravité de ce qui se passe à l’Est », a déclaré Daniel Furaha Uma, député national élu de Mahagi, en Ituri, et porte-parole du caucus.

Les revendications du caucus de l’Est

Les élus exigent la convocation devant la représentation nationale des ministres de l’Intérieur et de la Défense afin qu’ils s’expliquent sur trois dossiers jugés prioritaires :

  • le bilan des cinq années de l’état de siège, que les députés estiment dépourvu de résultats tangibles ;
  • l’agression attribuée au Rwanda à travers la rébellion de l’AFC/M23 ;
  • les récentes attaques des ADF dans le territoire de Beni et leur progression jugée préoccupante vers la province du Haut-Uele.

Cette décision intervient alors que plusieurs territoires de l’Est du pays demeurent confrontés à l’insécurité et aux activités des groupes armés.

À ce stade, le bureau de l’Assemblée nationale n’a pas encore réagi officiellement à cette démarche.

Sarah Ngeleza