Sit-in de la Coalition C64 : Augustin Kabuya dénonce une « mise en scène » et accuse l’opposition
L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a réagi au sit-in organisé par la Coalition C64 devant le Palais du Peuple. Quarante-huit heures après l’événement, Augustin Kabuya, secrétaire général et président par intérim du parti présidentiel, s’est exprimé dimanche lors d’un meeting tenu au siège de l’UDPS, dans la commune de Limete.
Devant les cadres et militants du parti, il a accusé certains leaders de l’opposition d’avoir « recruté des miliciens Mobondo » et de leur avoir « remis des armes blanches » dans le but, selon lui, « d’incendier le Palais du Peuple et de créer des troubles dans le pays ».
Rejetant les accusations visant la Force du Progrès, mouvement généralement associé à l’UDPS, Augustin Kabuya a affirmé que « l’opposition avait créé sa propre Force du Progrès ».
Le secrétaire général de l’UDPS a également allégué que Martin Fayulu, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund auraient bénéficié d’un financement de Joseph Kabila et de Moïse Katumbi pour organiser cette manifestation. Aucune preuve n’a été rendue publique pour étayer ces affirmations.
Augustin Kabuya a par ailleurs mis en doute l’authenticité des blessures présentées par certains opposants après la dispersion du sit-in par la police.
« C’est une mise en scène. Ils ont utilisé de la tomate sur des chemises blanches pour simuler des plaies », a-t-il déclaré devant les militants.
Cette sortie intervient dans un climat politique marqué par de fortes tensions entre majorité et opposition.
Organisé par la Coalition C64 le 12 juin dernier, le sit-in visait à dénoncer la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est du pays ainsi que les difficultés socio-économiques. La manifestation a été dispersée par les forces de l’ordre et plusieurs interpellations ont été signalées.
Sarah Ngeleza
