RDC : le RCET-CPS conteste la position de la CENCO et défend la nécessité d’une réforme constitutionnelle

f654348c-7ca4-4a2c-99b3-607d17b45e51

En réaction à la position des évêques de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), qui ont estimé qu’il n’existe ni nécessité, ni urgence, ni opportunité de changer la Constitution, le Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS) est monté au créneau pour défendre le projet de réforme de la Loi fondamentale.

Lors d’un point de presse tenu mardi 23 juin à Kinshasa, le coordonnateur du mouvement, Jean-Pierre Lisanga Bonganga, a soutenu que la Constitution actuelle, promulguée il y a vingt ans, ne correspond plus aux réalités politiques, économiques et sociales de la République démocratique du Congo. Pour le RCET-CPS, il existe au contraire une nécessité réelle d’adapter le texte fondamental aux nouveaux défis du pays.

La plateforme évoque également une urgence politique, estimant que le président Félix-Antoine Tshisekedi devrait concrétiser l’une des aspirations défendues de son vivant par Étienne Tshisekedi Wa Mulumba, à savoir l’adoption d’une Constitution inspirée des travaux de la Conférence nationale souveraine (CNS).

Concernant l’opportunité d’une réforme, le RCET-CPS fait valoir que le contexte actuel s’y prête, notamment avec l’existence d’une loi sur le référendum déjà adoptée par le Parlement. Le mouvement affirme également que de nombreux Congolais seraient favorables à un changement de Constitution.

Réfutant l’idée d’un consensus au sein de l’Église catholique contre cette initiative, le RCET-CPS estime que plusieurs fidèles, mouvements catholiques et acteurs sociopolitiques ne partagent pas la position exprimée par la CENCO. « Au sein même de la CENCO, il n’y a pas consensus », a notamment soutenu Jean-Pierre Lisanga Bonganga.

David Mugisa