Marche du 8 juillet : le RCET-CPS qualifie l’initiative de la C64 d’« insurrectionnelle »
À quelques jours de la marche annoncée par la plateforme C64 pour le 8 juillet, les tensions politiques continuent de monter en République démocratique du Congo. Lors d’un point de presse, le RCET-CPS (Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi) a fermement dénoncé cette manifestation, qu’il considère comme une tentative d’insurrection visant les institutions de la République.
Lors d’un point de presse, le coordonnateur du mouvement, Lisanga Bonganga, a affirmé que la marche projetée vers le Palais de la Nation ne relèverait pas d’une simple expression politique, mais constituerait une action dirigée contre le président de la République, Félix Tshisekedi, dans un contexte marqué par la guerre dans l’Est du pays. Le RCET-CPS affirme que cette initiative intervient alors que la Cour constitutionnelle est appelée à se prononcer sur la proposition de loi relative au référendum, estimant que les acteurs politiques devraient attendre sa décision avant toute mobilisation populaire.
Le mouvement apporte également son soutien au chef de l’État, qu’il présente comme le garant des institutions face aux défis sécuritaires actuels. Dans son intervention, le RCET-CPS a multiplié les accusations à l’encontre de la C64 et d’autres acteurs politiques, les associant notamment à des intérêts contraires à ceux de la nation. Ces allégations n’ont toutefois pas été étayées par des éléments de preuve au cours de la conférence de presse.
Alors que la marche du 8 juillet continue de susciter des réactions contrastées, cet épisode illustre une nouvelle fois la polarisation du débat politique congolais, où les questions institutionnelles, sécuritaires et constitutionnelles s’entremêlent à l’approche d’échéances jugées sensibles.
David Mugisa
