Report de la marche de la C64 : le RCET-CPS dénonce une « manœuvre dilatoire » et exige des explications
Le report de la marche de la coalition C64, initialement prévue le 8 juillet avant d’être reprogrammée au 22 juillet 2026, continue d’alimenter les réactions sur la scène politique congolaise. Cette fois, c’est le Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS) qui monte au créneau en remettant en cause les justifications avancées par la plateforme de l’opposition.
Dans une déclaration politique rendue publique samedi 04 juillet à Kinshasa, le RCET-CPS affirme avoir appris, « sans surprise », le report de cette mobilisation par voie de presse. L’organisation dit toutefois s’interroger sur les raisons réelles de cette décision.
Au cœur de ses interrogations figure l’argument avancé par la coalition C64, qui évoque une invitation du président burundais Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine. Selon le RCET-CPS, aucune confirmation officielle ni médiatique ne permet, à ce stade, d’établir l’existence d’une telle invitation.
Le mouvement dirigé par Jean-Pierre Lisanga Bonganga estime que ce report pourrait traduire des difficultés de mobilisation plutôt qu’une contrainte diplomatique. Dans sa déclaration, il parle d’une « manœuvre dilatoire » destinée à justifier le report de la manifestation et appelle les responsables de la C64 à faire preuve de transparence vis-à-vis de l’opinion publique.
Le RCET-CPS va plus loin en exhortant les acteurs de l’opposition à « dire la vérité au peuple congolais » et réaffirme son attachement au respect des institutions de la République, à la condamnation de l’agression contre la RDC ainsi qu’à la défense de la souveraineté nationale.
Reste à savoir si la coalition C64 répondra à ces accusations ou apportera des précisions sur les circonstances ayant conduit au report de sa manifestation.
Rédaction
