Politique : le RCET-CPS accuse les leaders de la C64 d’avoir réclamé des postes à Bujumbura
Le Rassemblement des compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le changement et le progrès social (RCET-CPS) accuse les dirigeants de la Coalition Article 64 (C64) d’avoir sollicité des postes de responsabilité lors de leur récente rencontre avec le président burundais, Évariste Ndayishimiye, à Bujumbura.
Au cours d’un point de presse tenu vendredi 10 juillet, Jean-Pierre Lisanga Bonganga, coordonnateur du RCET-CPS, a affirmé que les responsables de la C64 n’ont « pas dit la vérité au peuple congolais » sur les raisons de leur déplacement au Burundi. Selon lui, contrairement aux déclarations de la coalition, la rencontre avec le président burundais, également président en exercice de l’Union africaine, n’aurait pas résulté d’une invitation officielle, mais d’une démarche initiée par la C64.
Le RCET-CPS soutient également que plusieurs membres de la délégation auraient, lors d’entretiens individuels avec le chef de l’État burundais, sollicité des postes au sein des institutions congolaises, notamment celui de Premier ministre.
« S’ils ont reçu une invitation, était-elle écrite ou verbale ? Pourquoi la C64 ne précise-t-elle pas la nature de cette invitation ? », s’est interrogé Jean-Pierre Lisanga Bonganga, appelant les dirigeants de la coalition à rendre public le contenu de leurs échanges avec le président Évariste Ndayishimiye.
À ce stade, la C64 n’a pas encore réagi à ces accusations du RCET-CPS.
David Mugisa
