RDC : les préoccupations des agriculteurs intégrées à la future loi semencière

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La République démocratique du Congo pourrait bientôt se doter d’un cadre juridique spécifique pour encadrer le secteur semencier. Une proposition de loi, portée par le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Claude Isaac Tshilumbayi, vise à combler ce vide juridique et à renforcer la souveraineté alimentaire.

Réunis à Kinshasa lors d’un atelier de deux jours organisé par la Confédération nationale des producteurs agricoles du Congo (CONAPAC), avec l’appui de la Fondation Agriterra et de l’Association des journalistes agricoles du Congo (AJAC), les participants ont validé, samedi, les principales préoccupations des agriculteurs qui seront intégrées au texte.

Parmi les recommandations figurent la reconnaissance des interprofessions agricoles, l’intégration de l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomiques (INERA) dans les attributions du ministère de l’Agriculture, la reconnaissance des métiers d’agri-multiplicateur et d’agro-dealer, la création de banques semencières ainsi que la protection des semences traditionnelles.

Le conseiller juridique au ministère de l’Agriculture, Kakule Saa-Sita, a assuré que ces contributions seront prises en compte avant la transmission du texte au bureau de l’Assemblée nationale.

Les représentants de la CONAPAC et de la Fondation Agriterra se sont félicités de cette avancée, estimant qu’elle constitue une étape importante vers l’adoption d’une loi semencière adaptée aux réalités des producteurs agricoles congolais.

Les travaux, organisés du 24 au 25 juillet à Kinshasa, ont réuni des experts des ministères sectoriels et des représentants des organisations agricoles.

Jean-François