RDC : l’ONU alerte sur une progression sans précédent de l’épidémie d’Ebola dans l’est du pays

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Les Nations Unies tirent la sonnette d’alarme face à la progression rapide de l’épidémie d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans un article publié le 3 août dernier sur ONU Info, l’organisation indique que cette flambée est devenue la plus importante jamais enregistrée dans le pays, malgré le renforcement des moyens de riposte.

Déclarée le 15 mai dernier à Mongbwalu, dans la province de l’Ituri, l’épidémie continue de gagner du terrain. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), citée par ONU Info, 3 748 cas confirmés et 1 587 décès avaient été recensés au 30 juillet. (thetimes.com)

L’évolution de la situation est jugée préoccupante. Toujours selon l’OMS, plus de 560 nouveaux cas et près de 300 décès ont été enregistrés en une semaine, un niveau inédit depuis le début de cette flambée. (thetimes.com)

Cinq provinces touchées

L’épidémie, initialement concentrée en Ituri, s’est propagée au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, au Haut-Uele et à la Tshopo. L’Ituri demeure l’épicentre de la crise, concentrant près de 90 % des infections, selon les données de l’OMS relayées par l’ONU. (apnews.com)

L’organisation explique que l’insécurité persistante, les déplacements de populations et la forte mobilité autour des zones minières favorisent la propagation du virus.

Une riposte renforcée

Face à cette accélération, les autorités congolaises et leurs partenaires internationaux intensifient leurs efforts. Avec l’appui du système des Nations Unies, un centre de traitement de 100 lits, présenté comme le plus grand jamais construit en RDC pour la prise en charge d’Ebola, doit ouvrir ses portes cette semaine en Ituri.

L’OMS a également renforcé les capacités du centre de traitement de Nizi afin d’améliorer la prise en charge des patients et de limiter la transmission du virus.

Des défis sécuritaires et humanitaires

Malgré ces avancées, les conflits armés continuent de compliquer les opérations de riposte. Les Nations Unies estiment qu’environ 270 000 personnes déplacées vivent actuellement dans différents sites en Ituri, une situation qui accroît les risques de propagation de la maladie.

L’ONU affirme poursuivre son appui aux autorités congolaises pour renforcer la surveillance épidémiologique, rétablir l’accès aux soins et intensifier la sensibilisation des communautés.

Alors que les contaminations continuent d’augmenter, les agences onusiennes appellent à une mobilisation accrue afin de contenir l’une des plus graves urgences sanitaires auxquelles la République démocratique du Congo est confrontée. (apnews.com)

David Mugisa