RDC : la stratégie nationale d’irrigation agricole désormais validée
La République démocratique du Congo dispose désormais d’un cadre stratégique pour le développement de l’irrigation agricole. Après plusieurs mois de travaux, les parties prenantes ont validé, samedi à Kinshasa, la Stratégie nationale de développement de l’irrigation (SNDI/RDC).
La validation est intervenue à l’issue d’un atelier national organisé du 20 au 21 août dans la capitale. Cette stratégie vise notamment à accroître la productivité agricole, renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, réduire la pauvreté et contribuer à la diversification de l’économie, conformément aux Objectifs de développement durable et au Plan national stratégique de développement.
Pour le secrétaire général à l’Agriculture, Toirambe Benjamin, cette stratégie vient compléter le cadre légal déjà existant dans le secteur.
« Le pays possède la loi et maintenant s’offre la stratégie, étant donné que l’irrigation va apporter encore plus là où nous sommes déjà sur le terrain », a-t-il déclaré.
Il a estimé que ce nouvel instrument devrait contribuer à relever plusieurs défis du secteur agricole, notamment le renforcement des capacités institutionnelles, l’accès à la formation et aux infrastructures ainsi que le financement agricole, avec pour objectif d’accroître la production nationale.
La RDC dispose d’importantes ressources en terres arables et en eau, offrant un potentiel considérable pour le développement d’une agriculture diversifiée et irriguée. Malgré ces atouts, le secteur agricole demeure largement sous-exploité, notamment en milieu rural, où la pauvreté reste élevée.
Pour inverser cette tendance, le ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, avec l’appui de la FAO, a engagé le processus de formulation de cette stratégie. Celui-ci avait été lancé les 5 et 6 mai 2025 à Kinshasa.
Cette démarche s’inscrit dans la vision du gouvernement de promouvoir « la revanche du sol sur le sous-sol », en faisant de l’agriculture un levier majeur du développement économique et de la réduction de la dépendance aux ressources minières.
Se réjouissant de l’aboutissement du processus, Toirambe Benjamin a toutefois appelé à passer rapidement à la phase de mise en œuvre.
« Le travail commence maintenant. Nous devons nous atteler au plan d’action de ce document », a-t-il indiqué, avant d’annoncer que la stratégie sera prochainement présentée au Conseil des ministres.
L’atelier a réuni des représentants des ministères sectoriels, de la société civile, des universités, des centres de recherche, de la Primature, de la Présidence ainsi que des partenaires techniques et financiers.
À l’issue des travaux, une feuille de route définissant les prochaines activités à mener a également été adoptée, moyennant quelques retouches. Un lot de matériels, notamment des ordinateurs, a par ailleurs été remis symboliquement au chef de l’administration.
Jean-François
