Kwango : la disparition de l’ancienne piste d’atterrissage de Kenge soulève des interrogations

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La disparition de l’ancienne piste d’atterrissage de Kenge, dans la province du Kwango, soulève des interrogations au sein de la société civile locale. D’une longueur d’environ 900 mètres sur une vingtaine de mètres de largeur, cette infrastructure aurait été morcelée, lotie et vendue sous le gouvernement provincial de l’ancien gouverneur Jean-Marie Peti-Peti, selon Sylvain Kiaku Mwanza, acteur de la société civile et fils du terroir.

Cette situation est évoquée dans le contexte du crash de l’avion de la société TRACEP survenu vendredi à Kenge. L’appareil s’est écrasé dans le quartier Manzawu, dans la commune de Masikita, à environ 212 mètres de l’ancien terrain d’aérodrome, faisant plusieurs victimes, parmi lesquelles des officiers supérieurs des FARDC et des responsables de la justice militaire.

Sans établir de lien direct entre la disparition de l’aérodrome et l’accident, Sylvain Kiaku Mwanza estime que cette situation mérite d’être examinée. Il dénonce plus largement ce qu’il qualifie de « banditisme foncier », caractérisé, selon lui, par l’occupation et le morcellement d’espaces destinés à l’intérêt collectif.

« J’interpelle les gestionnaires de la RVA à saisir la justice contre l’ancien gouverneur Jean-Marie Peti-Peti, qui est aujourd’hui député provincial. L’homme qui a transformé des infrastructures d’intérêt public en propriétés privées », a-t-il déclaré à la rédaction d’Opportunités-243.net.

Sylvain Kiaku Mwanza affirme également que plusieurs espaces publics de Kenge, notamment des emprises d’infrastructures, terrains de sport et espaces verts, auraient progressivement été transformés en parcelles privées depuis 2019. Ces allégations restent toutefois à être documentées et vérifiées. Contacté ou sollicité dans le cadre de cette affaire, Jean-Marie Peti-Peti n’a pas encore livré sa version des faits.

Rédaction