Maniema : des étudiants indignés après la condamnation de trois défenseurs de l’environnement
Les étudiants du Maniema expriment leur indignation après la condamnation de trois défenseurs de l’environnement par le tribunal de paix de Kindu. Dans une lettre ouverte aux autorités compétentes, ils se disent préoccupés par les conséquences de cette décision sur la liberté d’expression, le monitoring citoyen et la protection des défenseurs des droits humains et de l’environnement.
Ils témoignent leur solidarité à Ramazani Muteba Lawamo, Shomari Collette Espérance et Ushindi Shabani Jérôme et appellent les autorités judiciaires à leur garantir l’exercice des recours prévus par la loi ainsi que les garanties d’un procès équitable. Ils invitent également la Commission nationale des droits de l’homme à examiner cette affaire au regard du cadre légal applicable aux défenseurs des droits humains.
Les étudiants demandent par ailleurs aux autorités provinciales et nationales de permettre aux défenseurs de l’environnement d’exercer leurs activités de monitoring, de documentation et de plaidoyer sans intimidation ni restrictions illégales. Ils appellent aussi les organisations de la société civile et les partenaires de protection à suivre l’affaire et à apporter leur accompagnement aux trois défenseurs.
Le 3 septembre 2026, le tribunal de paix de Kindu a condamné chacun des trois défenseurs à 12 mois de servitude pénale, dont six mois avec sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende de 500 000 francs congolais.
Les trois défenseurs étaient poursuivis à la suite de la publication d’un rapport dénonçant des faits liés à la pollution des rivières et à l’exploitation présumée illégale de ressources minérales, mettant notamment en cause l’établissement Terra Karra de Carlos Kamukunda.
Jean-François
