RDC : la création du FRN par Joseph Kabila provoque des départs au sein du PPRD

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La création du Front pour la refondation de la nation (FRN), placé sous la direction de l’ancien président Joseph Kabila depuis le lundi 12 octobre, suscite des réactions au sein de son parti, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). Plusieurs cadres ont annoncé leur départ, exprimant des réserves sur l’orientation prise par l’ancien chef de l’État.

Cette nouvelle plateforme politico-militaire compte notamment Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa parmi ses vice-présidents. Sa mise en place marque un tournant qui pousse certains membres du PPRD à prendre leurs distances avec Joseph Kabila.

Parmi les départs annoncés figure celui de Marie-Ange Mushobekwa, ancienne ministre sous le régime de Joseph Kabila. Tout en exprimant sa reconnaissance envers l’ancien président pour les dix années passées à ses côtés, elle a justifié sa décision par son refus de s’associer à la voie armée.

« Maintenant qu’il choisit d’emprunter la voie armée pour défendre ses convictions politiques, JE DÉCIDE DE PRENDRE DES DISTANCES AVEC CETTE VOIE à laquelle je ne suis liée de près ni de loin », a-t-elle écrit, présentant sa position comme une question de cohérence avec ses convictions.

De son côté, Patrick Nkanga, désormais ex-cadre du PPRD et ancien rapporteur du bureau politique, a également annoncé son départ du parti. Dans son message, il évoque des raisons de convenance personnelle et dit vouloir prendre du recul afin de définir une nouvelle orientation politique.

Il affirme vouloir contribuer, avec d’autres compatriotes, à la construction d’une alternative en matière de gouvernance fondée sur « des valeurs patriotiques, pacifiques et républicaines irrévocables ».

Ces départs interviennent dans un contexte de recomposition autour de Joseph Kabila et de sa nouvelle plateforme. Plusieurs autres cadres et militants du PPRD ont également annoncé leur décision de quitter le parti ou de prendre leurs distances avec l’ancien président, illustrant les divergences suscitées par cette nouvelle orientation politique.

David Mugisa