RDC : Ghislain Mwanji Kayembe défend la souveraineté nationale et appelle à distinguer les crises
L’acteur politique Ghislain Mwanji Kayembe, leader du courant politique « AVANCE », a réaffirmé son attachement à la souveraineté de la République démocratique du Congo, estimant que les défis sécuritaires, politiques et institutionnels du pays doivent être abordés selon des approches distinctes.
Dans une prise de position intitulée « Notre souveraineté n’est pas négociable », il souligne la dimension extérieure de la crise congolaise et présente les Accords de Washington conclus entre Kinshasa, Kigali et Washington comme une réponse diplomatique importante. Il estime que leur mise en œuvre effective pourrait favoriser une paix durable et le rétablissement de l’autorité de l’État.
Sur le plan politique interne, Ghislain Mwanji Kayembe insiste sur la nécessité de ne pas confondre crise sécuritaire, crise de gouvernance et crise de légitimité. Selon lui, les différends internes doivent trouver des réponses à travers un dialogue souverain entre Congolais, ancré dans la base populaire et conforme à l’orientation préconisée par le président Félix-Antoine Tshisekedi.
Abordant les perquisitions menées en Belgique ou ailleurs en Europe, il estime que ces procédures ne constituent pas, à elles seules, un verdict politique sur les institutions congolaises. Il met également en garde contre leur instrumentalisation à des fins de contestation de la légitimité ou de la stature internationale du chef de l’État, tout en appelant à ne pas préjuger des suites judiciaires.
Pour le leader d’AVANCE, la résolution de la crise congolaise passe ainsi par une distinction entre les enjeux diplomatiques et les questions politiques internes. Il résume sa position en affirmant que « la paix se négocie avec les partenaires concernés, l’avenir du Congo se construit entre Congolais et la souveraineté nationale ne se sous-traite pas ».
David Mugisa
