Persécution des résidences de la famille Tshisekedi : le RCET-CPS accuse la Belgique d’avoir « poignardé le peuple congolais dans le dos »

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Le Rassemblement des compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le changement et le progrès social (RCET-CPS) dénonce les perquisitions visant des résidences de membres de la famille du président Félix Tshisekedi en Belgique. Le mouvement politique accuse Bruxelles d’avoir trahi le peuple congolais, évoquant une possible pression du Rwanda dans cette affaire.

Par la voix de son porte-parole, Jean-Pierre Lisanga Bonganga, le RCET-CPS s’interroge sur les éventuelles contreparties que la Belgique aurait obtenues du Rwanda. « Si le Rwanda a obtenu de la Belgique les persécutions susévoquées, le RCET-CPS s’interroge sur ce que la Belgique a obtenu du Rwanda en contrepartie », a-t-il déclaré, dénonçant ce qu’il considère comme une attitude hostile aux intérêts congolais.

Face à cette situation, les Compagnons d’Étienne Tshisekedi exigent la réouverture du contentieux belgo-congolais, estimant que les différends entre Kinshasa et Bruxelles n’ont que trop duré. Cette prise de position traduit leur volonté de voir les autorités congolaises réexaminer les relations avec l’ancienne puissance coloniale à la lumière de ces événements.

Le mouvement dénonce également ce qu’il qualifie de campagne médiatique nuisible contre Félix Tshisekedi. Il établit un lien entre les critiques visant le chef de l’État, son bilan à la tête du pays et ses positions politiques, notamment à l’égard de l’ancien président Joseph Kabila et du président rwandais Paul Kagame.

Ces accusations interviennent dans un contexte de tensions autour des relations entre la RDC, la Belgique et le Rwanda. Toutefois, le lien présumé entre les perquisitions et une éventuelle pression rwandaise, avancé par le RCET-CPS, reste à étayer par des éléments indépendants.

David Mugisa