Insécurité dans l’Est : « Maintenant il s’agit de lever toutes les ambigüités sur la complicité européenne dans cette guerre » (Marc Botenga)

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La situation sécuritaire à l’Est de la République démocratique du Congo causée par le Mouvement du 23 mars, appuyé par les forces des armées rwandaises, s’envenime ces derniers jours. Les congolais n’arrêtent d’accuser la communauté internationale quant à cela.

Élu député européen en 2019, le belge Marc Botenga, a annoncé jeudi 22 février 2024 sur ses canaux de communication que le Parlement européen débattra de la situation à l’est de la RDCongo la semaine prochaine.

« Content que, suite à notre demande et insistance, la semaine prochaine, le Parlement européen débattra de la situation à l’est de la RDCongo. Maintenant il s’agit de lever toutes les ambigüités sur la complicité européenne dans cette guerre », écrit-il sur son compte X.

Cependant, ce débat viendra après que l’Union européenne manifeste encore sa confiance à l’État rwandais qui soutient les rebelles du M23 massacrant la population de l’Est de la RDC en signant à Bruxelles un protocole d’accord avec le Rwanda sur les chaînes de valeur durables pour les matières premières critiques et stratégiques.

De son côté, Kinshasa considère cet acte très inamical qui n’est pas de nature à favoriser la confiance mutuelle entre la RDC et cette grande institution européenne. Aussi, l’exécutif congolais juge ce geste une manière d’encourager le pillage des ressources naturelles congolaises par le Rwanda et contrarie les engagements de l’Union Européenne notamment au point 26 du Communiqué conjoint de la 2ᵉ session du Dialogue politique RDC-UE tenu à Kinshasa les 5 et 6 octobre 2020.

Josué KEFEBE

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