États généraux de la justice : La révision de la Constitution parmi les recommandations

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Le changement du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) en Conseil Supérieur de la Justice a été au centre des discussions au cours des états généraux de la justice, qui se sont clôturés ce samedi 16 novembre au palais du peuple à Kinshasa, en présence du chef de l’État Félix Antoine tshisekedi.

Organisé sous le thème « Pourquoi la justice congolaise est-elle qualifiée de malade ? Quelle thérapie face à cette maladie ? », cet événement a réuni plus de 3 500 participants venus de toutes les provinces de la République.

Le rapporteur des ces travaux, Aimé Kilolo a mentionné que les participants ont soutenu l’idée de transformer le CSM pour en faire un Conseil Supérieur de la Justice.

Il sied de signaler que Cette réforme impliquerait une révision des articles 149 et 152 de la Constitution afin d’élargir sa composition.
Cependant, le nouveau Conseil intégrerait des représentants du pouvoir exécutif, des avocats et des acteurs de la société civile pour le rendre plus inclusif et représentatif. Le président de la République, en tant que magistrat suprême, continuerait de présider l’organe, assisté par le ministre de la Justice.

« Cette évolution vise à renforcer la transparence et à aligner le Conseil sur les besoins actuels du système judiciaire », a déclaré Aimé Kilolo.

Des critiques ont été émises sur l’organisation même des états généraux. L’absence de consultations préalables avec le CSM a été relevée comme une faiblesse majeure, susceptible d’affecter la crédibilité des recommandations.

Sarah Ngeleza