Est de RDC : Plus de 289 assassinats signalés, le gouvernement pointe l’armée rwandaise
Par un communiqué officiel signé par le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Shabani Lukoo Bihango, le gouvernement congolais alerte l’opinion publique nationale et internationale sur les atrocités commises par l’armée rwandaise et les groupes armés qui lui sont affiliés dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Dans les zones occupées, la situation est dramatique : plus de 289 assassinats, 102 cas de viols, 270 cas de tortures, des centaines de disparitions forcées, des arrestations arbitraires et le recrutement forcé de civils sont signalés. Le communiqué évoque également un massacre de plus de 100 civils dans le territoire de Rutshuru, accompagné de l’incendie de maisons dans les localités de Bukombo, Tongo et Bambo.
Le gouvernement dénonce l’instauration d’une administration parallèle par les forces d’occupation, avec la nomination illégale de responsables locaux et d’un soi-disant gouverneur au Sud-Kivu. Pire encore, une opération de repeuplement impliquant la transplantation de populations rwandaises est en cours, orchestrée par un agent rwandais nommé à la tête de la Commission nationale pour les réfugiés au Nord-Kivu.
Pour Kinshasa, ces actes violent gravement le droit international, notamment la Charte des Nations Unies, l’Acte constitutif de l’Union africaine et la Convention de Genève de 1951 sur les réfugiés.
Le gouvernement congolais appelle la communauté internationale à sortir du silence face à ce qu’il qualifie d’agression planifiée. Il met en garde contre la volonté de Kigali de contourner le cadre tripartite RDC–HCR–Rwanda et promet de poursuivre la documentation des crimes afin que justice soit rendue aux victimes.
Rédaction
