RDC : deux ans après l’assassinat de Chérubin Okende, ses enfants réclament toujours justice

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Deux ans après la mort tragique de Chérubin Okende, ancien ministre des Transports et député national, ses enfants continuent d’interpeller les autorités congolaises pour que justice soit rendue.

Retrouvé mort le 13 juillet 2023, son corps criblé de balles et ensanglanté dans sa voiture à Kinshasa, Chérubin Okende reste, pour beaucoup, un symbole des zones d’ombre qui persistent autour de la violence politique en République démocratique du Congo.

Dans une lettre poignante adressée au président Félix Tshisekedi, Frida Okende, fille du défunt, exprime son incompréhension et sa douleur face au silence de l’État et l’absence de progrès dans l’enquête :

« Excellence, si je vous écris aujourd’hui, c’est d’abord en tant que fille d’un homme d’État qui a servi la Nation avec dignité. Mais c’est aussi en tant que citoyenne ébranlée par ce sentiment d’abandon, ce silence de l’État face à la disparition d’un serviteur de la République. Je suis convaincue que la mémoire des hommes d’engagement mérite d’être protégée, et que la justice, même tardive, demeure un devoir fondamental de l’État. »

Elle en appelle à « un regard nouveau, impartial et humain » sur ce dossier :

« Non pour rouvrir des blessures, mais pour qu’une lumière sincère soit enfin faite, et que la dignité de mon père, comme celle de notre justice, soit rétablie. »

Chérubin Okende avait occupé le portefeuille des Transports d’avril 2021 à décembre 2022. Élu député national pour la circonscription de Lukunga à Kinshasa, il était également une figure de l’opposition et proche de Moïse Katumbi, leader d’Ensemble pour la République.

David Mugisa