Génocides en RDC : l’Afrique appelle à la vérité et à la justice

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La reconnaissance internationale des atrocités commises en République démocratique du Congo (RDC) au cours des trente dernières années était au cœur d’un panel de haut niveau organisé ce lundi 08 septembre à Genève, en Suisse. L’événement a réuni des autorités congolaises, des représentants de plusieurs États, dont le Rwanda, ainsi que des experts et acteurs internationaux des droits humains.

Le panel s’est tenu autour du thème « Trente ans des conflits armés en RDC : Appel à la reconnaissance des génocides oubliés ou ignorés, à la vérité et à la justice ».

Dans un message vidéo diffusé en direct sur écran géant, le président congolais Félix Tshisekedi a rappelé avec fermeté que « le génocide congolais est un fait réel » et qu’il ne saurait être effacé par l’oubli ou l’indifférence internationale.

Le Professeur Rémy Ngoy Lumbu, membre de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, a présenté une analyse détaillée des crimes commis sur le sol congolais depuis les années 1990. Selon lui, la République démocratique du Congo est « victime d’un génocide extrême », caractérisé par l’ampleur des massacres, leur répétition et leur caractère systématique.

Adama Dieng, envoyé spécial de l’Union africaine et ancien conseiller de l’ONU pour la prévention du génocide, a pour sa part dénoncé « le silence criant de la communauté internationale » face aux souffrances des populations congolaises. Il a appelé à rompre avec l’indifférence, rappelant que la justice internationale ne peut rester à deux vitesses selon les régions du monde.

À travers ce panel, les intervenants ont insisté sur la nécessité pour la communauté internationale de reconnaître la nature génocidaire des violences subies par les Congolais depuis plus de trois décennies. Cette reconnaissance, constitue un préalable indispensable à la quête de vérité, de justice et de réparation.

David Mugisa