Ghislain Mwanji : « Le ralliement de Claude Ibalanky à l’AFC-M23 est un non-événement face à l’agression rwandaise »

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Pour Ghislain Mwanji, le ralliement de Claude Ibalanky à l’AFC-M23 relève du non-événement. L’essentiel n’est pas l’itinéraire individuel d’un acteur politique de plus, mais le contexte stratégique dans lequel s’inscrit ce type d’annonce. L’agression rwandaise contre la République démocratique du Congo ne se limite pas aux combats dans le Kivu : elle s’étend aux sphères politiques, médiatiques et sécuritaires, y compris au sein de la diaspora. À côté des supplétifs armés, Kigali s’appuie sur des relais civils et politiques, parfois dissimulés derrière un vernis d’opposition dite « républicaine ».

Ces réseaux se caractérisent par des discours ambigus, des silences calculés et des combats sélectifs qui convergent vers un même objectif : relativiser, voire diluer, la responsabilité du Rwanda. Ils mènent aujourd’hui une opération méthodique de « congolisation » artificielle de la crise de l’Est, précisément au moment où la pression internationale, notamment américaine se fait plus forte sur Kigali. La focalisation sur des ralliements individuels participe de cette stratégie de diversion, en déplaçant le débat de l’agression extérieure vers une prétendue crise interne congolaise.

Sous couvert de « solutions internes » et de « dialogue inclusif sous médiation étrangère », certains acteurs diplomatiques tentent de synchroniser des agendas civils et militaires, recyclant des mécanismes déjà éprouvés pour fragiliser l’État congolais.

Dans un contexte de guerre d’agression avérée, rappelle Ghislain Mwanji, la neutralité est une illusion dangereuse. L’Histoire, tôt ou tard, établira la différence entre ceux qui ont défendu la souveraineté nationale et ceux qui, par calcul ou par complaisance, ont contribué à sa remise en cause.

Mpolo Okito