Kinshasa – Affaire Kinkole : le CSAC dénonce une atteinte grave à la dignité humaine
La diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo jugée choquante, filmée à l’hôpital de Kinkole et impliquant un médecin, a suscité une réaction immédiate du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC). Son président, Christian Bosembe, dénonce une « atteinte grave à la dignité humaine ».
Face à la presse, Christian Bosembe s’est dit « profondément outré » par ces images largement relayées en ligne. Selon lui, leur diffusion bafoue les principes élémentaires de l’éthique médicale et franchit « une ligne rouge » en matière de respect de la personne humaine.
Le CSAC indique avoir mobilisé ses services afin d’identifier les auteurs de la captation et de la mise en ligne de la vidéo. L’organe de régulation rappelle que la responsabilité de ceux qui produisent et diffusent de tels contenus est pleinement engagée.
Tout en exhortant la justice à se saisir du dossier « sans délai », le président du CSAC a également lancé un appel à la responsabilité collective. Dénoncer un abus, a-t-il souligné, ne saurait justifier la circulation massive d’images portant atteinte à la dignité de la victime.
Citant le principe médical « Primum non nocere » (« d’abord ne pas nuire »), il a déploré « une trahison » des valeurs professionnelles et humaines, réaffirmant que la dignité constitue une limite infranchissable pour toute diffusion médiatique.
Sarah Ngeleza
