Crise dans l’Est de la RDC : le RCET-CPS accuse Kigali et Kabila de « manœuvres de diversion »
Le Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS) hausse le ton. Dans une déclaration lue devant la presse par Jean-Pierre Lisanga Bonganga le 7 avril, le mouvement proche du pouvoir estime que les récentes prises de parole du président rwandais et de l’ancien chef de l’État congolais relèvent davantage d’une stratégie de déresponsabilisation que d’une volonté d’éclairer l’opinion.

Selon le RCET-CPS, les interventions attribuées à Paul Kagame et Joseph Kabila viseraient avant tout à effacer leur implication dans l’insécurité persistante à l’Est de la République démocratique du Congo. Le mouvement pointe notamment les massacres, les violences armées et l’exploitation illégale des ressources naturelles qui continuent de déstabiliser la région.
L’organisation critique particulièrement l’argument récurrent de Kigali sur la présence des FDLR en territoire congolais, jugé flou et insuffisamment documenté. Elle y voit un prétexte utilisé pour justifier une présence militaire rwandaise dénoncée comme réelle.
Plus loin, le RCET-CPS conteste la présentation du mouvement AFC/M23 comme une rébellion congolaise autonome. Il affirme au contraire qu’il s’agirait d’une structure soutenue, voire pilotée, par le Rwanda, avec une implication directe attribuée à Joseph Kabila dans sa gestion. Une lecture qui renforce, selon le mouvement, l’idée d’une politique visant à sécuriser les intérêts de Kigali tout en facilitant l’exploitation des ressources congolaises.
Le RCET-CPS appelle l’opinion nationale et internationale à rester vigilante face à ce qu’il considère comme une tentative coordonnée de relecture des responsabilités dans un conflit qui continue de faire des victimes dans l’Est du pays.
Rédaction
