Kinshasa : incendie du siège du PPRD, le parti de Joseph Kabila accuse les États-Unis
Un incendie a ravagé lundi 04 mai le siège du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), situé sur le boulevard Sendwe, dans la commune de Kalamu à Kinshasa. Le sinistre est survenu en marge d’une marche organisée par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), formation politique du président Félix Tshisekedi, accompagnée de ses alliés de l’Union sacrée de la nation.
Cette mobilisation avait pour objectif d’exprimer un soutien aux sanctions américaines visant l’ancien chef de l’État Joseph Kabila, accusé de liens avec les rebelles de l’AFC/M23. Dans ce contexte tendu, l’incendie du siège du PPRD a ravivé les inquiétudes autour du climat politique dans la capitale congolaise.
Au lendemain des faits, le PPRD a vivement réagi. Intervenant sur la Radio Onusienne, le secrétaire permanent adjoint du parti, Ferdinand Kambere, a condamné avec fermeté ce qu’il qualifie d’actes de vandalisme ciblés.
« Nous condamnons avec la plus grande énergie les actes de vandalisme qui ont visé notre siège. Les images parlent d’elles-mêmes », a-t-il déclaré, dénonçant un climat politique qu’il juge de plus en plus déséquilibré.
Le responsable du PPRD a également pointé du doigt ce qu’il considère comme des « dérives du pouvoir en place », accusant notamment les États-Unis de faire preuve de complaisance face aux violences visant l’opposition. Selon lui, ces incidents s’inscrivent dans un contexte marqué par un soutien international au régime actuel.
Cet épisode souligne une fois de plus les tensions persistantes entre la majorité au pouvoir et les forces d’opposition en République démocratique du Congo.
Rédaction
