RDC : Human Rights Watch alerte sur une montée des atteintes aux libertés

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L’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch a dénoncé, dans un nouveau rapport, la multiplication des cas de harcèlement et de détentions arbitraires visant des journalistes, des opposants politiques et des militants de la société civile en République démocratique du Congo.

Selon l’ONG, cette situation refait surface alors que la situation politique et sécuritaire reste tendue, marquée par l’occupation d’une partie de l’est du pays par le mouvement rebelle M23 et par les discussions autour d’une éventuelle révision constitutionnelle susceptible de permettre au président Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat.

« Les autorités congolaises devraient mettre fin aux restrictions sur les droits à la liberté d’expression et de manifestation », a déclaré à Jeune Afrique, Philippe Bolopion, appelant les autorités à respecter les libertés fondamentales garanties par la Constitution congolaise.

Entre janvier et mai 2026, HRW affirme avoir recueilli seize témoignages de représentants de la société civile, de journalistes et de membres de l’opposition. Le rapport documente notamment des arrestations lors de manifestations pacifiques, des descentes des services de renseignement ainsi que des détentions prolongées sans inculpation.

L’organisation cite notamment le cas de Jordan Saidi Atibu, coordonnateur à Kisangani de l’Observatoire d’actions parlementaire et gouvernementale (OAPG), qui aurait été détenu pendant quarante jours, ainsi que celui du journaliste Serge Sindani, directeur du média Kis24.info, resté dix jours en détention sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui.

David Mugisa