Conflit à Ebombo : Évariste Muepu appelle à mettre fin aux manipulations qui divisent les communautés
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Les violences qui persistent à Masanka, dans le groupement d’Ebombo, territoire de Lubao, continuent de susciter des réactions. Évariste Muepu, jeune notable de la région, appelle à mettre un terme à une crise qui oppose depuis plusieurs années des populations appelées à vivre au sein d’une même entité.

Pour lui, la durée et la récurrence des affrontements soulèvent des interrogations sur l’existence d’influences extérieures susceptibles de maintenir les antagonismes. Il évoque notamment une « main noire » qu’il accuse d’alimenter les divisions et demande son retrait du dossier.
« On veut à tout moment diviser ces deux peuples. Il faut refuser cette manipulation et choisir la paix », affirme Évariste Muepu.
Le notable appelle ainsi les personnes qui, selon lui, interviennent dans cette crise à se retirer et à laisser les communautés rechercher elles-mêmes une issue pacifique à leur différend. Il estime que la poursuite de ces influences ne fait qu’aggraver les souffrances des habitants.
Les affrontements ont déjà entraîné des pertes humaines et d’importants dégâts matériels, avec notamment des habitations, des écoles et des structures sanitaires touchées. La perspective d’une nouvelle attaque continue par ailleurs d’inquiéter les populations.
Évariste Muepu revient également sur le découpage contesté du groupement d’Ebombo, qu’il considère comme l’un des éléments à l’origine de la dégradation des relations entre les communautés. Il met en cause un découpage qu’il qualifie d’« illégal » et cite le fils de Kiuma André, basé à Mitonga.
Il dénonce, dans le même temps, les appuis que certains acteurs recevraient pour maintenir la confrontation et interpelle les responsables politiques ainsi que toutes les personnes susceptibles d’avoir une influence sur la situation.
« Si aujourd’hui vous êtes à la base de cette situation injuste, demain vous aurez besoin de ces mêmes populations. Pourquoi entraîner la mort et la déstabilisation de tout un peuple ? », lance-t-il.
Pour sortir de cette impasse, le jeune notable demande aux autorités de renforcer la présence sécuritaire à Masanka, de protéger les habitants et de permettre la remise en état des infrastructures détruites.
Il insiste également sur l’urgence de préserver l’année scolaire. La dégradation des établissements d’enseignement risque de pénaliser les enfants de la région, tandis que les dégâts causés aux centres de santé compliquent la prise en charge des populations.
Évariste Muepu plaide enfin pour une rencontre entre les différentes parties afin de rechercher une solution durable. Selon lui, le retour au calme exige non seulement le dialogue entre les communautés, mais également le retrait de toute « main noire » qui contribuerait à prolonger le conflit.
« Nos différences ne doivent pas devenir une raison de nous combattre. La paix doit être notre choix et notre responsabilité collective », conclut-il.
David Mugisa
