Félix Tshisekedi sur les perquisitions visant sa famille : « Ils ont voulu me salir parce que j’ai le soutien du peuple »
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, est revenu sur les perquisitions menées le 14 octobre dernier en Belgique dans des résidences appartenant à des membres de sa famille. S’exprimant devant la diaspora congolaise en Russie, le chef de l’État a dénoncé une « persécution » qu’il attribue à ses adversaires politiques, avec, selon lui, le soutien du Rwanda.
« Ils ont voulu me salir parce que j’ai le soutien du peuple congolais », a déclaré Félix Tshisekedi. Il affirme que ses opposants ont d’abord tenté de ternir son image en l’accusant d’utiliser abusivement les fonds publics pour ses déplacements à l’étranger, avant de s’en prendre à sa famille.
Le chef de l’État accuse notamment un avocat belge qu’il présente comme proche du Rwanda d’avoir participé à un complot visant sa famille, avec l’implication présumée de son prédécesseur, Joseph Kabila. Il estime que cette démarche visait à provoquer sa réaction en s’attaquant à ses proches.
« Jusqu’à aujourd’hui, j’attends toujours le résultat de cette persécution », a-t-il ajouté, faisant référence aux perquisitions effectuées en Belgique. Cette affaire avait suscité de nombreuses réactions en RDC et à l’étranger, sur fond de tensions diplomatiques entre Kinshasa et Bruxelles.
Ces perquisitions s’inscrivent dans une instruction judiciaire ouverte en Belgique à la suite d’une plainte portant sur des soupçons de corruption, de détournement et de blanchiment liés notamment à l’exploitation des ressources minières du Katanga. Les accusations et les responsabilités restent à établir par la justice.
David Mugisa
