RDC : Fayulu dénonce le « harcèlement » des opposants et réclame la libération de Prince Epenge

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Les réactions se multiplient au sein de l’opposition après le transfert à la prison centrale de Makala de Prince Epenge, porte-parole de la coalition Lamuka. Martin Fayulu, président du parti politique Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé) et figure de l’opposition, a condamné cette arrestation tout en exigeant une enquête indépendante sur la mort de Manassé Lomboto, militant de l’opposition décédé à la suite de la manifestation du 15 septembre à Kinshasa.

Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, Martin Fayulu a directement mis en cause la milice « Force du progrès », qu’il présente comme étant liée à l’UDPS, parti présidentiel. « Aucune intimidation ne fera taire la vérité ! Cessez de harceler les membres de Lamuka et de la C64. Nous exigeons une enquête indépendante et la justice pour Manassé », a-t-il déclaré, accompagnant son message du hashtag #LibérezPrinceEpenge.

D’autres figures de l’opposition, notamment Jean-Marc Kabund, ont également dénoncé cette arrestation. Prince Epenge avait été interpellé à l’aéroport international de N’djili alors qu’il s’apprêtait à se rendre à Rome avec d’autres membres de la plateforme C64.

Son passeport aurait d’abord été confisqué avant qu’il ne soit conduit au parquet, puis transféré à la prison de Makala. Avant son arrestation, le porte-parole de Lamuka avait accusé le pouvoir en place et son parti, l’UDPS, d’être impliqués dans la mort de Manassé Lomboto. Ces accusations, qui appellent à des éclaircissements judiciaires, interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre le pouvoir et l’opposition.

DM