PDL 145 T : aucune infrastructure livrée à la province du Kasaï par le PNUD près de deux ans après ( CREFDL )
La province du Kasaï n’a jusque-là bénéficié d’aucune infrastructure effectuée par le Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) dans le cadre du programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T), lancé il y a près de deux ans en République Démocratique du Congo, cela malgré la totalité des fonds versée par le gouvernement à cette agence onusienne avec un supplément de 70 millions de dollars.
C’est la révélation contenue dans le rapport de la mission de contrôle citoyen effectuée par le Centre de recherches en finances publiques et développement local (CREFDL) sur la mise en œuvre de ce programme ambitieux du président Tshisekedi.
Le CREFDL dit craindre qu’au bout de deux ans, le PNUD ne soit en mesure de livrer à la province du Kasaï les infrastructures prévues dans la première phase de son agenda.
« Le taux de livraison des ouvrages effectués par le PNUD dans la province du Kasaï se situe à 0 % alors que le gouvernement a versé la totalité des fonds à cette agence onusienne avec un supplément de 70 millions de dollars », rapporte le CREFDL
Et d’ajouter : « le CREFDL craint par ailleurs qu’au bout de deux ans après lancement officiel du PDL, le PNUD ne soit en mesure de livrer à la province du Kasaï les infrastructures prévues dans la première phase de son agenda ».
Ce rapport indique que sur les prévisions de 69 ouvrages, 35 ont été lancés depuis 2023, dont 1 seul est en phase d’être livré, alors que 34 n’ont pas connu un début d’exécution.
Ce centre note également le non respect du délai de l’exécution de ces travaux qui était fixé à six mois à dater du 30 septembre 2022 et indique que sur terrain, la durée de construction des infrastructures a déjà atteint deux ans environ.
Le Programme de Développement local des 145 territoires (PDL-145T) est une initiative politique du président Tshisekedi visant à lutter contre la pauvreté, les inégalités et à promouvoir le développement dans les 145 territoires du pays.
Le financement de ce projet est évalué à 1.665 milliards de dollars américains et principalement couvert par le gouvernement congolais.
Moïse Adonis Mbuyi
