Kasaï Central : la société civile dénonce la prolifération des barrières illégales, une population asphyxiée

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Dans la province du Kasaï Central, des voix s’élèvent pour dénoncer la multiplication des barrières illégales érigées sur les routes menant vers les territoires. La société civile qualifie ces pratiques de véritable fléau pour les transporteurs et les populations rurales.

À chaque point de contrôle, les chauffeurs de motos et de véhicules, communément appelés bayanda, sont contraints de verser entre 1 000 et 2 000 francs congolais, sans reçu ni fondement légal. Une situation qui se déroule, selon plusieurs acteurs locaux, dans un silence jugé préoccupant des autorités provinciales.

« Ces barrières non autorisées constituent une source d’enrichissement illicite pour certains agents. La population en paie lourdement les conséquences », déplore un transporteur rencontré sur place.

Les répercussions de cette pratique sont multiples et inquiétantes :
• hausse des prix des denrées alimentaires sur les marchés ;
• difficultés d’approvisionnement dans les zones enclavées ;
• exaspération croissante des citoyens.

Face à cette situation, la société civile appelle les députés provinciaux ainsi que le gouvernement provincial à intervenir en urgence afin de démanteler ces postes illégaux et de rétablir l’ordre et la libre circulation des personnes et des biens.

Jeef KINGOMA Dibue