RDC – Révision de la Constitution : Modeste Bahati Lukwebo marque sa différence

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L’ancien président du Sénat, actuellement deuxième vice-président de cette chambre haute du parlement congolais, Modeste Bahati Lukwebo, s’est prononcé contre l’idée de modifier ou de changer la Constitution en République démocratique du Congo.

Face à la presse, mercredi 4 mars, il a estimé que le débat autour d’une éventuelle « mission sans fin » du chef de l’État relève davantage de la flatterie que d’une vision institutionnelle sérieuse.

Allié politique du président Félix Tshisekedi, Bahati Lukwebo a rappelé que le mandat du chef de l’État est clairement défini par la Constitution et court jusqu’en 2028. Il a ainsi rejeté toute interprétation visant à prolonger ou à redéfinir ce cadre.

Selon lui, le véritable problème du pays ne réside pas dans les lois existantes, mais dans leur application.
« Le pays ne souffre pas d’un problème de lois, mais d’un problème d’hommes chargés de les appliquer et de les respecter », a-t-il affirmé.

Cette prise de position contraste avec celle du président Tshisekedi qui, auparavant, avait estimé que la Constitution actuelle, qu’il considère comme « rédigée par des étrangers » devrait être révisée.

Mpolo Okito